L'ERGO

Volume 3: Numéro 2: le 21 novembre 2001

Swing en spectacle

DIANE LÉONARD-HUMPHREY

Février 1996. En plein coeur de l'Outaouais, on assise à la naissance d'un groupe qui apporte avec lui un nouveau son à la fois moderne et traditionnel: SWING. Le duo fait ses premiers pas et redécouvre les joies inhérentes à la chanson folklorique québécoise. C'est pour souligner ces airs d'antan ancrés dans notre culture un peu comme la religion catholique que SWING intitule son premier album LA CHANSON SACRÉE.

Michel Bénac, un chanteur Vanierois se cherchait en tant qu'artiste. Influencé par la musique populaire américaine et le Hip-Hop, l'auteur-compositeur-interprète connaît ses premiers succès avec son album Why do things change. Il part en tournée en Amérique du Sud et en Europe où il se produit sur scène ainsi qu'à la télévision nationale. Sa rencontre avec le multi-instrumentiste Bobby Lalonde anime en lui le désir de perpétuer la tradition de ses ancêtres francophones.

Amateur de musique traditionnelle, Bobby, originaire d'un village francophone en banlieue d'Ottawa (Fournier) jouit d'une belle réputation dans le domaine de la musique. À neuf ans, il offre sa première prestation à l'émission Rhéal Giguère illimitée. À 13 ans, il signe un contrat de trois albums avec l'étiquette London Records. Deux ans plus tard, il remporte le Championnat junior des violonistes de l'Amérique du Nord et devient ainsi un musicien de studio en grande demande. En 1976, il est invité à se joindre au groupe GAROLOU qui connaîtra un tabac avec la chanson Victoria. Par la suite, Bobby entreprend une carrière solo et atteindra le sommet du palmarès country canadien avec She got away with love.

C'est dans le cadre d'un projet destiné à amasser des fonds pour les Olympiques spéciales que la première rencontre entre Michel et Bobby a lieu. Cette brève mais agréable collaboration leur donne envie de pousser l'aventure créative un peu plus loin. Si l'originalité et l'ambiance de leur première pièce ÇA VA BRASSER suscite presque instantanément l'intérêt et l'enthousiasme des Disque Tox (Dubmatique, Mitsou, Les B.B., Nodéjà), c'est plutôt la chanson UN BON MATIN qui a conduit le public à l'été 1999. En peu de temps, elle s'est retrouvée au Top-40 du Palmarès francophone du Québec et au numéro un chez nos voisins Acadiens du Nouveau-Brunswick.

C'est ce mélange plutôt inusité de Rigaudon, de Hip-Hop/techno et de mélodies inspirées d'airs familiers qui donne à SWING ce caractère contagieux. Tapeurs de pieds, tenez-vous bien, ça va brasser chez vous le 5 décembre 2001!


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