L'ERGO

Volume 2: Numéro 5: le 15 mai 2001

Les bénéfices d'une éducation francophone

STEPHANIE DICKSON

Récemment, je parlais avec un jeune de la cinquième année. Je lui ai demandé s'il réussissait dans son cours de français. "Pas vraiment," il m'avait répondu, "mais maman m'a dit que ce n'est pas grave car le français n'est pas trop important."

Il va sans dire que les paroles de ce petit garçon m'ont choquée. L'attitude de certains anglophones ici au Canada est honteuse; ils peuvent rire de l'accent des francophones qui font l'effort de parler l'anglais, mais ils ne peuvent pas bien prononcer un mot de français. Ce que ces personnes ne voient pas, c'est le monde de possibilités caché derrière une porte, dont le français est la clef. Nous disons que deux têtes sont meilleures qu'une seule lorsque nous voulons résoudre un problème — n'est ce pas que deux langues sont aussi meilleures qu'une seule?

Il est facile de ridiculiser les idiosyncrasies d'un francophone dans notre petit coin du pays, où l'anglais est la langue majoritaire. Il faut cependant considérer qu'il y a tout un monde rempli de coutûmes et de langues qui nous sont étrangers. L'apprentissage d'une autre langue ne fera que contribuer à notre évolution personnelle. Je suis très reconnaissante à mes parents pour avoir encourager un tel apprentissage. Ceci m'a permis de communiquer avec la communauté française — une communauté qui me serait autrement inconnue.

Je ne vois pas pourquoi un parent refuserait que son enfant soit inscrit dans un programme de français, particulièrement au Canada. Dans ce monde où les communications deviennent de plus en plus importantes, ce refus est comparable à quelqu'un qui décline la lumière alors qu'il est enveloppé dans la noirceur.


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