L'ERGO

Volume 2: Numéro 3: le 8 décembre 2000

Noël: Pas seulement pour les religieux

JENNIFER CHUNG

Le temps de l'Avent est de retour, les vacances de Noël s'approchent à grands pas et avec toutes les préparations qui se font pour le temps des fêtes, on me pose la question habituelle de tous côtés: pourquoi est-ce qu'une athée participe à cette célébration? Pourquoi, donc? Permettez-moi de vous éclairer.

Noël est d'origine une célébration religieuse, mais il faut admettre qu'aujourd'hui c'est un véritable phénomène culturelle. A aucun autre temps de l'année les gens sont-ils aussi généreux, charitables, sympathiques, bref, aussi chrétiens qu'au mois de décembre. Rare est la personne qui refuse d'offrir du sien aux moins fortunés, ou qui n'est pas reconnaissant pour ce qu'elle a. Il y a les échanges de cadeaux et de cartes de souhaits, les énormes réunions de famille, les chants et les décorations. Ce sont des coutumes qui font partie de notre société, qui se perpétues de génération en génération.

Pourquoi être surpris, alors, si un non-croyant désire avoir une part dans ces festivités? Je ne réciterai pas le Je crois en Dieu , ni est-ce que je participerai à la messe à tous les dimanches, mais cela ne m'empêche pas d'avoir quelques qualités en commun avec mes pairs catholiques. J'éprouve autant de plaisir à offrir quelque petit cadeau à mes biens-aimés ou décorer le sapin à tous les ans. Je vide mes poches aussi souvent pour quelque cause charitable, même si je n'offrirai pas une prière pour les moins fortunés le soir.

Voilà la clé du mystère. Sans partager les mêmes croyances spirituels, il est toujours possible que je réjouisse en la bonté humaine. Le temps des fêtes semble ressortir tout ce qu'il y a de mieux en nous–athées inclues.


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