Cuba
Aperçu historique

Avant la découverte de l'île le 28 octobre 1492 par Colomb en son premier voyage vers l'ouest, le Cuba fut habité par trois groups : les Siboney, les Guanahabibe et les Taino. Ces derniers ont introduit à l'île l'agriculture, incluant le maïs et le tabac. Colomb nomma l'île Juana en honneur de la fille de Ferdinant V de l'Espagne. Par la suite, l'île fut assignée plusieurs autres noms. Le nom Cuba resta, basé sur son nom aborigène, Cubanascnan.

Avec le développement de la colonie espagnole dans l'hémisphère occidental, La Havane (capitale, population 2 millions) devint un port commercial important. Les plantations de cane à sucre et de tabac étaient importantes au développement de la colonie. L'exploitation des aborigènes mena presque à leur extinction au XVIe siècle. Des esclaves africains furent importés par la suite pour le travail sur les plantations.

Les restrictions sur le commerce imposées par l'Espagne furent grandement ignorées au Cuba. Suite à la Guerre de sept ans en 1763 lorsque La Havane fut prit par les Anglais, l'Espagne libéralisa la politique cubaine. Ainsi, entre 1774 et 1817, la population augmenta de 161 000 à 550 000.

Mouvement vers l'indépendance

Durant les années 1830, cependant, le règne espagnol devint de plus en plus répressif, qui donna lieu à un mouvement vers l'indépendance. L'année 1868 fut le début de la Guerre de dix ans pour l'indépendance, mené par Carlos Manuel de Céspedes, dont les Cubains considèrent le père de leur nation. Entre temps, des offres des États-Unis pour l'achat de l'île furent rejetées par l'Espagne.

Possiblement le plus grand héros cubain, José Martí initia la suite de la bataille pour l'indépendance 24 ans plus tard, malgré les réformes suite à la première révolte.

Les États-Unis entra dans le conflit en avril 1898 sur le côté des révolutionnaires suite à l'explosion accidentelle qui coula le U.S.S. Maine ancré à La Havane. Ce fut une bataille facile pour les Américains qui finit le 10 décembre 1898 avec le traité de Paris donnant possession du Cuba aux Américains.

Les États-Unis administra le Cuba pour trois années lorsque l'indépendance fut proclamée le 20 mai 1902 sous la présidence de Tomás Estrada Palma. La constitution cubaine, adoptée en 1901, incorpora des éléments de l'amendement Platt établissant les conditions pour l'intervention étasunienne au Cuba.

Depuis 1903, la marine étasunienne maintient une présence au Cuba dans un endroit isolé de la baie Guantánamo. L'entente de location originale entre Président américain Theodore Roosevelt et Président cubain Palma donne les États-Unis juridiction et contrôle complète de la région. De retour, les États-Unis ont reconnu la souveraineté ultime du Cuba sur la région. Ce fut réaffirmé en 1934 par un traité signé par Président Franklin Roosevelt. La location de la propriété à Guantánamo est à perpétuité ayant aucune date de terminaison. La terre retourne seulement au Cuba si abandonné par accord mutuel. La base à la baie Guantánamo est considérée la seule présence étrangère étasunienne dans un pays où sa politique est hostile. Pour des décennies, le périmètre de la base fut entouré de barbelé et de mines antipersonnel qui furent enlevés en 1998. La mission de la base est de permettre un support à ses opérations des Antilles pour l'entraînement et des opérations humanitaires. L'énoncé ne mentionne pas les relations américano-cubaines.

En 1924, Gerardo Machado fut élu président et par force a étendu son mandat jusqu'à la révolte en 1933, mené par Fulgencio Batista qui s'est établi comme chef du pays pour plus de 25 ans. Il a régné à côté de plusieurs présidents, et fut élu président lui-même en 1940.

Le 26 juillet 1953, un group d'opposition mené par Fidel Castro attaqua la caserne à Santiago de Cuba. L'attaque fut une faillite et plusieurs, y compris Castro, furent emprisonnés. Castro, libéré par Bastita en mai 1955 par amnistie, s'est exilé au Mexique, où il a formé un groupe de révolutionnaires, " le mouvement du 26 juillet. "

Le 2 décembre 1956, Castro et 81 de ses révolutionnaires arrivèrent à l'est du Cuba par yacht. Tous, moins 12, furent capturés, tués ou dispersés. Les forces de Castro, cependant, s'augmentèrent à des milliers. Avec la fuite de Bastita le 1er janvier 1959, Castro fut accepté comme chef du pays, avec l'espoir du retour à la démocratie et la fin de la corruption.

Dans les prochains mois, Castro a préparé son gouvernement autoritaire. Plusieurs chefs de l'opposition furent exécutés ou emprisonnés pour leur opposition aux politiques de Castro.

Relations américaines

Lors d'une visite à Washington, DC, en avril 1959, Castro adressa la peur d'un gouvernement gauchiste : " Nous sommes contre toute forme de dictateurs, soit d'un homme, d'un pays, d'une classe, d'une oligarchie, ou par une armée. C'est pourquoi nous sommes contre le communisme. "

En 1960, cependant, le gouvernement Castro a nationalisé du terrain et des entreprises américaines au Cuba d'une valeur de 1$ milliards. Les États-Unis ont répondu en imposant un embargo économique. En janvier 1961, toutes relations diplomatiques entre les États-Unis et le Cuba furent coupées. L'embargo coûtera le Cuba environ 67$ milliards en revenus perdus et coûts supplémentaires pendant les 40 prochaines années.

Bientôt après avoir été élu président des États-Unis, John F. Kennedy fut informé par chef du CIA Allen Dulles de l'armée secrète d'exiles cubaines se faisant entraîner pour une invasion du Cuba le 17 avril 1961. Lors de l'invasion de la Baie des Cochons, l'armée secrète avait peu de chances de succès contre l'armée cubaine de 200 000 hommes, à moins qu'elle coïncide avec la mort de Fidel Castro ou avec une révolte par les citoyens. Par le 20 avril, presque tous les exiles furent tués ou capturés. Le succès du Cuba augmenta la popularité et le prestige de Castro à l'intérieur et également à l'extérieur du Cuba.

Le 2 décembre 1961, Fidel Castro s'est déclaré marxiste-léniniste. La démocratie représentative, la liberté d'expression et toute opposition politique furent abolies.

En octobre 1962, le Cuba fut encore vedette sur la scène mondiale avec la crise des missiles qui amena le monde plus proche à une guerre nucléaire que jamais connu. Castro, croyant que l'invasion de la Baie des Cochons ne sera pas la dernière attaque des États-Unis, a tourné vers l'Union soviétique pour des armes. Les États-Unis fut aussi partiellement responsable par ses efforts continuels à renverser le régime communiste de Castro.

En été 1962 des rapports d'intelligence ont identifié la construction de bases militaires conçues pour des missiles balistiques soviétiques pour utilisation possible contre les États-Unis.

Le 14 octobre, un avion d'espionnage américain fit un survol de San Crostobal, à l'ouest de La Havane, photographiant la base militaire en construction. Les photographies furent un aide visuel important pour convaincre le monde sceptique des accusations des Américains.

Président Kennedy ne voulait pas une confrontation avec les Soviétiques, mais son Conseil de sécurité nationale a décidé que l'installation des missiles devait être arrêtée. Sinon, le Cuba serait envahit et les missiles détruits. Kennedy voulait à tout prix éviter une guerre nucléaire.

Le 22 octobre, Kennedy annonça au peuple américain que si les Soviétiques ne commencèrent pas à démanteler les bases de missiles par 10h le 24 octobre, les États-Unis placeraient une " ligne quarantaine " de bateaux navals autour du Cuba et inspecterait tout navire suspect de contenir du matériel militaire.

Lorsque cette tactique prit effet, deux navires soviétiques et un sous-marin approchèrent la ligne de navires américains, mais retournèrent.

Chef soviétique Nikita Khrushchev, voulant également éviter une guerre, a proposé une entente : les bases de missiles seront démantelées à la condition que les États-Unis n'envahissent jamais le Cuba. Mais il ajouta une deuxième condition : les États-Unis doivent enlever ses missiles nucléaires de la Turquie, également proche au territoire soviétique que le Cuba aux États-Unis.

De manière ironique, les États-Unis planifiaient déjà enlever les missiles de la Turquie. Cependant, Kennedy jugeait que ce pourrait être considéré comme une retraite par les États-Unis et le succès irait aux Soviétiques. Le 17 octobre, Kennedy refusa l'entente et la journée même l'avion d'espionnage ayant photographie fut tiré et descendu au-dessus du Cuba.

Une guerre étant imminente, les deux côtés trouvèrent une solution : ignorer la condition de la retraite des missiles américains de la Turquie. Kennedy a accepté de ne plus jamais envahir le Cuba et Khrushchev a accepté de ne pas installer de missiles au Cuba. Le 28 octobre 1962, la crise fut résolue.

L'embargo économique, qui fut renouvelé par le gouvernement américain chaque année depuis son introduction, a été fait permanent en 1996 par l'Acte Helms-Burton. De plus, l'Acte menaçait les entreprises étrangères s'elles bénéficiaient de terrain d'une valeur plus de 50 000$ qui fut confisqué des États-Unis lors de la révolution cubaine. Le Canada, le Mexique et l'Union européenne se sont plaint de la loi américaine qui, selon eux, imposait ses lois et principes sur les autres pays.




La République du Cuba, présenté à M. R. Simard, pour le cours HXE OAC (Économique), École secondaire l'Essor, le 11 juin 2001.