Cuba
Gouvernement

Le Cuba est un état totalitaire communiste avec Fidel Castro comme chef. Castro est président du conseil d'État et du conseil des ministres, premier secrétaire du Parti Communiste du Cuba (PCC), et commandant en chef des forces armées. Ces positions donnent alors Castro le pouvoir d'administration sur chaque aspect de la vie au Cuba.

De la révolution cubaine à décembre 1976, Castro régna par décret alors que la constitution de 1976, révisée en juillet 1992, établit un système gouvernemental où le PCC est l'ultime force de la société et de l'État. Le parti communiste, en plus de Castro et de son frère Raul Castro, a un centre de pouvoir qui consiste de 24 membres. Le comité central détient 205 membres.

Le pouvoir exécutif et administratif est détenu par le conseil des ministres dont le président depuis 1959 est Fidel Castro. Le conseil des ministres compte 10 vice-présidents.

Le pourvoir législatif est détenu par l'Assemblée nationale du Gouvernement du Peuple, qui se convoque cinq jours par année. Hors session, le pouvoir législatif est donné au conseil d'État, dont Fidel Castro est président et Raul Castro est premier vice-président.

Partis politiques

L'unique parti politique autorisé au Cuba est le Parti Communiste du Cuba. Tout parti politique d'avant la révolution fut abolie, malgré le fait que certains furent amalgamés au PCC. Règlement informel, être membre du parti est nécessaire pour toute haute position au sein du gouvernement. Il existe, cependant, des membres élus à l'Assemblée nationale n'étant pas membres du PCC. Le PCC contrôle les syndicats, la fédération des femmes et d'autres organisations. Le pouvoir du gouvernement est ainsi étendu aux activités de la maison, du travail, et de l'école. La majorité des employés du Cuba, 76%, sont employés par l'État.

Il existe, cependant, plusieurs partis politiques illégales sur l'île et en exile. La Convergence de démocratie du Cuba (CDC) est une alliance de partis d'opposition qui comprend huit partis illégaux et deux partis en exile. Il existe aussi le Parti démocratique du Cuba. Quelques partis en exile, tels la Platforme démocratique du Cuba, le Parti démocratique chrétien et le Parti socio-démocratique du Cuba se basent en Espagne.

Constitution et lois

En juillet 1992, l'Assemblée nationale s'est convoqué pour trois jours afin de réviser la constitution du 1976. Toute référence à l'ancien bloc soviétique fut éliminée. La discrimination basée sur la religion fut aussi abolie. La révision de la constitution a permis également l'investissement de l'étranger.

Sous la loi cubaine, la protection, la liberté d'expression, la liberté d'assemblée et d'association et la liberté de voyager au et du Cuba ne sont pas permis. Le gouvernement contrôle les médias électroniques et les imprimeries.

Le ministère de l'intérieur assure la conformité politique et sociale, en plus de la sécurité intérieure. Le ministère gère la police et les frontières, les démonstrations publiques, la migration et étudie les cas de non-conformité. Le ministère maintient un réseau de surveillance formé de 80 000 comités de la défense de la révolution.

Principes, politiques et influences économiques

La responsabilité gérer l'économie et d'établir la politique économique reste chez le conseil d'État. Le conseil central de planification, avec la Banque nationale du Cuba dirige presque toute activité économique et fixe les prix et les objectifs de production, d'importations et d'exportations.

Le gouvernement place de strictes limites sur les investissements de l'étranger, qui s'évaluent à 1,8$ milliards. Les investissements sont permis après investigation et approbation cas par cas. Toute investissement doit passer par l'État. La constitution du Cuba interdit toute propriété étrangère. Il demeure illégale d'embaucher un Cubain directement.

Officiellement, le peso cubain s'échange avec le dollar étasunien à un taux de 1:1. Le vrai échange sur le marché noir, cependant, varie de 20:1 à 100:1.

Le gouvernement Castro inspecte et approuve toute importation. Il est commun qu'une importation soit confisquée pour l'utilisation personnelle des douaniers, corruption ayant la sanction officielle. L'économie du Cuba est fermée à toute échange avec l'étranger.

Le plus grand taux d'imposition au Cuba est de 50%, avec le contribuable moyen payant 10%. Le taux de taxation pour entreprises le plus haut est de 35%.

Malgré le fait que Castro permet de l'activité économique privée très restreinte, la grande partie de la production et des profits reviennent à l'État. Le gouvernement possède et administre la grande majorité de l'économie. En 1993, lorsque le pays s'est ouvert au tourisme, le Cuba a permit ses citoyens de louer leurs maisons et d'opérer des restaurants de chez eux.

Depuis les dernières quelques années, le gouvernement a établi des banques opérées par l'État. Il a aussi permis 17 banques étrangères d'ouvrir des bureaux de représentation sur l'île, mais ne les permet pas d'opérer librement. Le secteur est contrôlé complètement par l'État.

Avec les importations et les investissements strictement contrôlés, les besoins essentiels sont limités et alors rationalisés par l'État. Toute personne, en dépit de son revenu, est permise une quantité de base de nourriture et de produits essentiels : les fêves, le riz, les légumes, les fruits, les œufs, la viande, le savon, l'huile à cuisiner, les cigarettes, la gazoline, etc. Bientôt après la révolution, tout enfant moins de 18 ans fut garanti un litre de lait chaque journée pour 25 cents. Par 1990, cette garantie fut réduite aux enfants moins de huit ans.

Avec la chute de l'économie, cependant, plusieurs produits se sont ajoutés au livre de rations ou ont simplement disparus. Il y a toujours eu assez de nourriture, mais juste assez pour la survivance. La réponse du gouvernement à cette crise fut l'introduction d'éléments d'une économie mixte. Les fermes opérées par l'État furent remplacées par des fermes opérées par une coopération d'administrateurs. Le gouvernement a aussi légalisé des petites entreprises privées et des marchés, une transition initiale à possiblement une économie mixte.




La République du Cuba, présenté à M. R. Simard, pour le cours HXE OAC (Économique), École secondaire l'Essor, le 11 juin 2001.