Cuba
Économique

L'économie cubaine, mesurée par l'État, est publiée sous le format de produit social brut, qui ne se converti pas au PNB ou PIB. Il est estimé que le produit national brut (PNB) du Cuba serait de 18,6$US milliards (en pourvoir d'achat). Le PNB par habitant se traduit à 1700$US. Le Cuba a connu une croissance économique estimée de 6,2% en 1999 et de 5,6% en 2000. Cette croissance reflète une augmentation de 65% de la production de nickel, une augmentation de 52% de la production de tabac et une augmentation de 20% dans l'industrie du tourisme. La construction de nouvelles maisons fut de 50 000.

Le secteur de services contribue la majeure partie du PNB. Les services contribuent 56,1 pourcent du PNB tandis que le secteur industriel contribue 36,5 pourcent, et le secteur agricole contribue 7,4 pourcent.

Après la révolution en 1959, le gouvernement a nationalisé près de 90 pourcent des industries et environ 70 pourcent des fermes.

Entre 1961 et 1984, le Cuba a reçu des crédits et des subventions le l'Union des républiques socialistes soviétiques d'une somme de 38$ milliards et jusqu'à 5$ milliards annuellement vers la fin des années 1980. Avec la chute du bloc soviétique, le Cuba a perdu son plus grand partenaire d'échange et d'investissement. Le résultat fut tragique pour l'économie cubaine au début des années 1990.

Les ressources naturelles du Cuba incluent le cobalt, le nickel, le minerai de fer, le cuivre, le manganèse, le sel, le bois, la silice, le pétrole et la terre arable.

Agriculture

Le Cuba se trouve parmi les plus grand producteurs de sucre, la cane à sucre étant la première récolte du pays en termes de volume et de valeur. Au début des années 1990, la récolte annuelle de cane à sucre fut d'environ 58 millions de tonnes avec la production de 8 millions de tonnes de sucre.

Un deuxième produit agricole important du Cuba est le tabac. La production fut d'environ 40 000 tonnes annuellement au début des années 1990. Une importante partie de cette récolte va à la manufacture des cigares de La Havane, de renom mondial.

D'autres produits agricoles importants sont le café, les agrumes, les ananas, le riz, le cacao, les bananes, le maïs, le plantain, le coton, les pommes de terre, les tomates et les piments. Le bétail, dans l'ordre de 5 millions, est aussi une ressource importante, en plus des porcs, des chevaux, de la volaille, des moutons et des chèvres.

Industries

Le secteur industriel se compose principalement d'industries de sucre, de pétrole, de tabac, de textiles, de produits chimiques, de pâtes et papiers, de métaux (le nickel surtout), de ciment, d'engrais, de biens de consommation et de machinerie agricole.

Tourisme

Le tourisme représente la plus grande industrie au Cuba, ayant généré plus de 1$ milliards en 1999. Le gouvernement a projeté 2 millions de touristes pour l'an 2000, c'est-à-dire 400 000 plus que 1999. La popularité de l'île est la source de construction de plusieurs hôtels. Hôtels Tryp de l'Espagne planifient la construction de cinq nouveaux hôtels. Il est estimé que le tourisme seul génère 10% du PNB du Cuba.

Il est estimé que si les États-Unis éliminent leurs restrictions sur le tourisme au Cuba, le nombre de visiteurs doublerait instantanément.

Énergie

Jusqu'à l'an 1960, l'électricité au Cuba fut générée de pétrole, et principalement utilisé pour les grandes villes et les régions touristiques. Les régions rurales n'avaient pas d'électricité, et la nation ne consommait que 800 mégawatts d'électricité. Avec la révolution de 1959, l'électricité s'est répandue, et par 1989, 96 pourcent du Cuba avait l'électricité, consommant plus de 3000 mégawatts. Cependant, le Cuba se fiait au bloc socialiste qui lui offrait le pétrole à un prix bas, et avec la chute de celui-ci, Cuba ne pouvait pas se payer le pétrole sur le marché international. Sa consommation de pétrole s'est diminuée de 4 millions de tonnes à 2 millions de tonnes, forçant le pays à réduire sa consommation d'électricité de 50 pourcent et de faire sa transition à l'énergie renouvelable.

Étant donné que la ressource et produit d'exportation principaux du Cuba est la canne à sucre, il est évident qu'elle serait la plus grande source d'énergie renouvelable du pays. Après la récolte, le résidu est utilisé comme source d'électricité du moulin à sucre, dont le Cuba détient 156. L'électricité de surplus est vendue au réseau électrique.

Bien que le Cuba ne détienne pas de grandes rivières, il a plusieurs petites rivières où 220 systèmes d'hydroélectricité sont installés, fournissant l'électricité à 20 000 Cubains. Plusieurs de tels systèmes fournissent l'électricité à des villages qui ne font pas parti du réseau électrique, et sont gérés par quelques personnes. Les frais sont alors minimes, bien que l'électricité soit limitée à 100 watts par maison.

Le Cuba utilise aussi le vent pour la production d'énergie, avec plus de 9000 moulins à vent. La majorité d'entre eux sont produites au Cuba.

Relations internationales

Les exportations du Cuba, principalement le sucre, le nickel, le tabac, les crustacés, les produits médicaux, le agrumes et le café, sont d'une valeur de 1,4$ milliards (1999). Les plus grands partenaires d'exportation du Cuba sont la Russie (25%), l'Hollande (23%) et le Canada (16%).

Les importations au Cuba, principalement le pétrole, la nourriture, la machinerie et les produits chimiques, sont d'une valeur de 3,2$ milliards (1999). Les importations viennent de l'Espagne (16%), le Venezuela (15%) et le Mexique (7%).

Le Cuba a une dette externe de 11,2$ milliards. De plus, le Cuba doit 20$ milliards à la Russie. Le pays est le récipient de 68,2$ milliards d'aide économique (1997).

En plus de sa dette publique d'avant 1992, le Cuba a accumulé une dette publique de 2,7$ milliards entre 1992 et 1998.

Défense

Le Cuba détient une des sociétés la plus militarisée du monde entier. En Amérique Latine, seul le Brésil avec une population 13 fois celle du Cuba a une plus grande force militaire. En 1958, pendant la révolution, les forces armées du Cuba comptaient 46 000 membres. Aujourd'hui, les forces armées comptent environ 270 000. Les dépenses militaires comptent pour 4% du PNB (1995). La Russie, pour des décennies, subventionnait les forces militaires du Cuba, mais toute aide fut éliminée par 1993.

Cycles économiques

Il est estimé qu'entre 1989 et 1993, le PNB du Cuba a diminué de 35%. Pendant ce temps, les importations ont diminué de 75% et le déficit fut 33% du PNB. Les importations d'huile de la Russie ont diminué de 13 millions de tonnes à moins de 7 millions de tonnes en 1992. Avec la dissolution du bloc soviétique, représentant 85% de l'échange du pays, le Cuba a dû trouver de nouveaux partenaires d'échange. L'embargo économique des États-Unis a simplement aggravé la situation.

Après plusieurs années de récession, le déclin du PNB a arrêté en 1994 avec une augmentation du PNB de 0,7%. En 1995 et 1996, le PNB augmenta de 2,5% et 7,8% respectivement. La croissance a ralenti en 1997 et 1998 avec des taux de croissance de 2,5% et 1,2% respectivement. La croissance en 1999 fut de 6,2%, grâce à l'industrie de tourisme. La croissance de l'an 2000 fut de 5,6% due aux réformes économiques et encore la croissance du tourisme. Le prix du sucre et la taille de la récolte cubaine sont aussi directement liés au cycle du PNB.

Le Cuba a reporté le 30 juillet 1999 un taux de chômage de 6,1%. Ce fut une diminution du taux de chômage du même temps l'an dernier de 6,7%. Les médias de l'État n'ont pas annoncé le nombre de personnes employées, mais il est estimé d'être juste au-dessous de quatre millions. Le chômage est resté stable, le taux de 1999 étant estimé à 6%. Le gouvernement travaille présentement à réduire le taux de chômage de 2001 afin de le réduire à 4%, grâce à la création de nouveaux services et de développement d'autres.

Entre 1991 et 1993, le taux d'inflation moyen du marché noir fut de 700% avec certains produits, tels le poulet, le porc, les œufs, le savon, connaissant des taux d'inflation de 1000% (c'est-à-dire un dédoublement des prix chaque 25,5 jours). Les salaires restant stagnants, les Cubains étaient moins encouragés à travailler et l'efficacité a diminué.

Hors du marché noir, le taux d'inflation moyen de 1995 à 1999 fut de 0,77%. Ce chiffre, cependant, n'est pas tellement valable dû à l'intervention importante du gouvernement dans l'économie. L'inflation est supprimée par la fixation des prix.

Revenues et salaires

Les salaires au Cuba s'étendent de 100 à quelques centaines de pesos par mois. Un laboureur pourrait se faire 120 pesos par mois, un professeur 350 pesos. Le salaire moyen est d'environ 220 pesos. Tout individu avec une éducation universitaire est accordé un salaire d'au moins 195 pesos par mois. Un chirurgien fera jusqu'à 600 pesos par mois. Le marché du travail est divisé gouvernement et services 30%, industries 22%, agriculture 20%, commerce 11%, construction 11% et transportation et communication 6%.

Le loyer des cubains est environ six à huit pourcent de leur salaire mensuel, peu importe la somme. Toute nourriture allouée par la rationalisation coûtera une famille de quatre environ 30 à 40 pesos par mois. L'éducation et les soins médicaux sont fournis gratuitement.

Marché noir

Le marché noir est une partie intégrale de la vie de tout cubains, afin de se procurer des nombreux produits inaccessibles par les pénuries et les prix fixés. Le marché noir est plus grand que l'économie légale. Les hôtels se trouvent fournisseurs de plusieurs produits du marché noir, de la peinture aux taies d'oreillers. Même les transactions de base comme l'achat de lait et de pain se font sur le marché noir. Tout emploi lié au tourisme ou au dollar américain est attrayant. Étant donné qu'une serviette ou une carte de La Havane se vend pour un salaire hebdomadaire, le vol de son lieu de travail est très commun.

Le plus grand commerce sur le marché noir est la vente de cigares aux visiteurs de l'étranger, le prix d'une boîte étant environ le salaire mensuel moyen.




La République du Cuba, présenté à M. R. Simard, pour le cours HXE OAC (Économique), École secondaire l'Essor, le 11 juin 2001.